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L´objectif de l´Agence de notation des villes, métropoles et territoires :
►évaluer les performances d´un territoire dans une perspective dynamique,
►le comparer avec des territoires similaires et donner aux élus des repères pour l´action,
►les aider à tirer parti des bonnes pratiques de villes européennes représentatives.

La démarche a été expérimentée sur trois agglomérations : Angers, Dunkerque et Reims.
Cela a fait l´objet d´une présentation dans un cahier détaché du Moniteur le 25 novembre 2005.

L´intérêt d´une telle intervention:
►Elle donne aux investisseurs une vision globale et objective de la situation et des évolutions probables et valorise les facteurs d´attractivité de la ville.
►Elle est un gage de bonne gouvernance et donne confiance aux acteurs économiques.
►Elle aide à une meilleure perception des enjeux et nourrit la réflexion sur le projet communautaire.

Indicateurs

Contact

Adresses e-Mail

Claude NEUSCHWANDER : mcn@neuschwander.net

Jacques ROGER-MACHART : jrm@edr.fr

Alain GENEL : alaingenel@wanadoo.fr

Offre villes moyennes

En construction

Ramboll Management Brussels

Ramboll Management Brussels est né d’une joint venture entre le bureau d’étude belge OGNETs, créé en 1976, et Ramboll Management A/S, consultant danois, leader du marché scandinave en matière de conseil en management public, qui existe depuis plus de 25 ans. C’est un cabinet d’envergure internationale, avec des bureaux dans tout le Nord de l’Europe ; il fournit des services de conseil en management sur le marché européen et mondial et dispose de quatre centres de compétences : la recherche, les enquêtes, le management et l’IT. (voir le site internet)

Ramboll Management Brussels sa, qui a repris le portefeuille de OGNETs, son équipe et ses références, a acquis de nombreuses références en matière de stratégie, de marketing, de benchmarking, de communication et de mise en réseau pour le secteur public en Europe et sur le pourtour méditerranéen. Ses domaines de prédilection sont le développement territorial et en particulier urbain, la mobilité, le tourisme ; il est également actif dans le management de la fonction publique ainsi que le secteur social. Le cabinet bruxellois dispose d’une vaste base de données de bonnes pratiques au niveau européen, basé sur la mise en réseaux d’acteurs publics pour l’échange d’expériences dans des domaines variés.

IVT - Institut des Villes et du Territoire

L’IVT regroupe au sein de l’ESSEC des activités d’enseignement supérieur, de recherche et de formation continue dans les domaines de l’aménagement du territoire et du développement local, de l’économie urbaine, de la gestion locale et des services publics. La création de l’IVT a consacré une démarche originale engagée par l’ESSEC depuis déjà trente ans. Parmi ses activités et composantes, l’IVT comporte les chaires d’Economie urbaine et d’Entrepreneuriat social de l’ESSEC ainsi qu’un mastère de formation continue en Management général urbain, soutenues par des collectivités locales et des entreprises de service public local.

L’IVT dispose de moyens propres au sein du Groupe ESSEC, et participe activement à plusieurs réseaux internationaux de recherche, notamment à l’Association des Sciences Régionales de Langue Françaises et à d’autres sociétés scientifiques internationales.

L’IVT a une longue expérience de recherche sur les facteurs de développement des territoires en France et en Europe et sur leurs conditions d’attractivité. Les résultats et les méthodes de ces travaux apportent une connaissance des facteurs de développement des villes susceptible de nombreuses applications en matière de benchmarking et d’aide à la décision.

L’IVT a été amené à étudier l’évolution du système urbain français et européen dans le cadre du groupe de prospective des villes de la DATAR {1} ; c’est à cette occasion qu’ont été faites des recherches quantitatives (analyses factorielles des correspondances, classifications hiérarchiques ascendantes, corrélations) sur le réseau des 100 puis des 200 premières agglomérations françaises, au sens des unités urbaines de l’INSEE. Ces recherches ont conduit à l’élaboration de modèles de dynamique urbaine prenant en compte comme variables à expliquer : la croissance de la population, la croissance de l’emploi et l’équilibre du marché du travail repéré par le taux de chômage. Les variables explicatives ont été élaborées à partir d’indicateurs construits sur la base d’une revue très large de la littérature européenne sur le sujet.

Les résultats de ces travaux ont été diffusés en partie dans les publications de la DATAR et dans différents ouvrages, articles et communications scientifiques. C’est sur la base de ces travaux (dont les données sont aujourd’hui actualisées jusqu’en 1999), que l’IVT a choisi les indicateurs et élaboré les indices synthétiques.






{ 1 } Ce programme a été engagé par Alain Sallez, alors également responsable scientifique de la prospective des villes pour la DATAR, puis développé avec Bernard Coutrot, professeur associé à Vannes et à l’INSEE, sous la forme de classification multicritère des villes et de simulation urbaine. Ces recherches sont poursuivies et actualisées par Franck Vallérugo, professeur à l’ESSEC et Patrice Noisette, ingénieur de recherche à l’IVT.

Towards a European Agency for Urban Rating

An Agency for the rating of towns and territories was launched in France in 2003. Its purpose is to answer to the demand of representatives, economic agents or citizens regarding a performance measurement/evaluation of the city or territory where they live and work or where they might settle. By performances we mean the whole range of outputs a city or territory may offer to its users.

The founders of the Rating Agency are three high-profile professionals with experiences as executives, politicians and consultants:

  • Alain GENEL, former Executive Vice President at EDF,
  • Claude NEUSCHWANDER, well known consultant in local and regional management
  • Jacques ROGER-MACHART, former M.P., Mayor and member of local and regional councils in the Toulouse surroundings

They thus combine a culture of the corporate management and of the territorial governance.

While the Rating Agency is a completely private company, a partnership was set up with the French Association of the Larger Cities (AMGVF).

The Agency controls the general process of the rating, the relationship with the clients, the external communication and has the full responsibility of the final report. It subcontracts parts of the analysis to three University Laboratories: the first in sociology (CERAL, Paris XIII), the second in political sciences (CERVL, IEP Bordeaux), the third in economy and management (IVT, ESSEC), and all the three being additionally specialized in local and regional studies. The benchmark with other cities is made by a European consulting company (Ramboll Management Brussels.)



The rating has been developed for urban territories. These should be as large as possible, yet be subject to a single governance authority. Hence, the municipal level would not be eligible as it is too small and the conurbation level would not be eligible because it does not have single governing authority. Therefore in the French local organization, the targets groups are ‘Communautés d’Agglomérations’ or ‘Communautés Urbaines’.

Such an evaluation has to fulfil a number of criteria. First of all, it should be as objective as possible. Moreover, it should refer to the dynamics of a city (rather than being solely static). It should also comprise a comparison of the targeted city or territory with other cities in France or in Europe. However, the analysis will be made with empathy for the client providing him with an external opinion based on facts, arguments and expertise. It should provide results useful for decision makers and administrators to define actions of progress; actions aiming on improving the city’s or territory’s performance.

This rating is based upon a global diagnosis of all the services and facilities offered by the city. The diagnosis consists of both quantitative and qualitative part, the results of which will be illustrated in a photography where the prominences, notably qualitative factors, time and motion as well as tendencies, must appear with appropriate comments.

The rating should be repeated every few years (three or four years) in order to capture evolutions, trends and changes and moreover to assess the impact of actions of progress undertaken.

The analysis tends to evaluate three dimensions:

  • The objective reality: number of crime, level of noise, etc.
  • The reality perceived: insecurity feeling, discomfort due to the noise, etc.
  • The opinion people have on the subject: insecurity, noise, etc.

In the course of the analysis, differences between these dimensions shall be revealed. The analysis will also refer to potential gaps between the objectives of the policy-makers and the demand of the citizens.

As a result, the rating will present useful benchmarks for the city managers, without disgracing them by means of giving good or bad marks for their performance.

Having identified the major sources of concern, a benchmarking with other European cities meeting similar problems tend to find out what process they have use to treat them, how they have acted, what are the best practices one can consider.



The rating report comprises 4 sections:

1. Evaluation of twelve fields :

  • Urban environment: air quality, noise, waste, water, energy …
  • Day to day life: public amenities, shops, public security …
  • Education, sport and culture: location of the schools, programs and facilities dedicated to sport and culture
  • Surroundings: architecture quality, urban balance (housing, industries, services location), social housing and social mix, gardens …
  • Social: social aid and equipments, public health, associations …
  • Governance, leadership and local democracy
  • Urban dynamics: demography, employment,
  • Economic potential: weight of the graduates, services to people and companies, set of activities, specializations, cluster, entrepreneurship
  • Commercial dynamics: down town commerce vs. suburbs super markets, marks …
  • Internal Communication: daily migrations, public transportation, traffic congestion …
  • External Communication: Highways, airport & railways facilities, international links …
  • Finance & taxes: level of local taxes, public debt, financial health, investment capacity …

The six last fields can be totally or partially quantified. The results for the town rated are compared to the statistical average for the group of similar towns. For this purpose 140 towns in France have been classified in 10 groups:

  • Large regional city with international attractiveness
  • University regional city with limited international attractiveness
  • Large towns with diversified economic activities
  • Large ports with limited international attractiveness
  • Large industrial towns
  • Towns specialized in high quality services and leading technologies
  • Medium size towns with diversified activities
  • Medium size administrative towns
  • Medium size tourist towns
  • size industrial towns

An exception is made for towns in the Parisian conurbation which are considered separately.

2. Assessment of projects: while the fields are evaluated at time t, the purpose of this second chapter is to assess the provisional impact of urban projects on these fields. The management of the city is asked to list 3 or 4 major projects (“hard”) or policies (“soft”) on which a particular assessment will be conducted. This assessment will cover the coherence prevailing between these projects as well as their coherence with the global planning of the city, opportunities or risks factors, provisional impacts … In case the city plans a “global project” , the analysis will also refer to this project, its strategic vision, the way is has been prepared, the public support it gets, is there general agreement on its objectives ...

3. European benchmarking: The Agency will identify and propose six European cities having similar characteristics as the client city. From these six, the client will chooses three for an in-depth comparison, which means that they will be analysed with regard to the policy areas, which are of particular importance for the client city. Best practices will be identified and described in detail.

4. A final report (40 pages) will be delivered to the client, which will illustrate the results gained in the course of the rating process. In particular, attention will be given to the main policy issues important for the client city as well as the assessments of the major projects and policy developments in the City the assessment. This final report will be public.



The urban rating is about to enter its second stage. The first stage was dedicated to the engineering and testing of the methodology. The French cities – Angers, Dunkerque and Reims – volunteered in this first stage. The respective rating reports were presented to these Cities in May and June 2005.

The Agency is now offering its rating to the main French cities.

The next stage will consist of approaching cities in other European countries. The idea is not to exactly duplicate the methodology as each country has specific urban and local/regional regulations and management organisations. One must adapt the concept to national culture and practices. The idea is therefore to set up Rating Agencies in some countries (Germany, Belgium, UK …). These Agencies will adopt the methodology that has been tested in France and will adapt it to the circumstances prevailing in the respective countries practices. The development of such Agencies will considerably contribute to the benchmarking between European cities and to the marketing of this rating approach.

In the meantime, the Agency will work with AFNOR in order to reach an agreement with organizations concerned by the evaluation of territories, and to get certification.

CERVL - Centre d'Etude et de recherche sur la Vie Locale

Le Centre d'Etude et de recherche sur la Vie Locale (CERVL) a été fondé en 1966 au sein de l'Institut d'Etudes Politiques de Bordeaux, initialement comme centre de documentation puis comme équipe de recherche de science politique associée à la Fondation Nationale des Sciences Politiques puis au Centre National de la Recherche Scientifique. L'équipe de recherche a aujourd'hui le statut d'Unité Mixte de Recherche (UMR 5116) du CNRS et conserve son association avec la FNSP. La diffusion de l'information documentaire est assurée par une bibliothèque de recherche d'une très grande richesse en ouvrages et revues spécialisés et par deux banques de données animées en réseaux, LOCALDOC et AQUIPOL.

Le CERVL a pour objectif le développement des recherches de science politique en matière de vie politique et d'administration des territoires. Les travaux d'analyse conduits au sein de l'Equipe de recherche (Chercheurs CNRS, FNSP, CEREQ, Enseignants-chercheurs, ITA, Doctorants et Post-doctorants) portent sur l'action publique : de l'étude des institutions, organisations et groupes sociaux structurant les systèmes politico administratifs à l'élaboration de modèles théoriques considérant la Politique dans ses diverses dimensions et localisations, en passant par l'analyse des politiques publiques. Ses terrains de recherche vont ainsi de la commune à l'U.E., une Europe dont les territoires sont autant de sites d'observation favorisant la perspective comparatiste qui est systématiquement privilégiée dans le Programme de recherche collectif.

Le Centre est aussi un organisme d'étude, d'expertise et d'enseignement pluridisciplinaire sur les acteurs publics - des sociétés aux associations et équipements publics - contribuant à la puissance publique dans des dispositifs d'expression économique, sociale, culturelle. Il entretient des rapports étroits avec la Région et les autres collectivités locales, les administrations, les organismes professionnels et des bureaux d'études extérieurs à l'Université. Il est également un site de formation, en étant le support du DEA " Pouvoir, Action Publique, Territoire " et membre constituant de l'Ecole Doctorale de Science politique de l'Université Montesquieu-Bordeaux IV, dont le siège est à l'Institut d'Etudes Politiques de Bordeaux.

Le CERVL a une activité multiple de partenariat et d'accueil : avec le CEREQ auquel un contrat d'association le lie depuis juillet 1997 ; avec le GIS (Groupement de Recherches coordonnées sur l'Administration Locale) puis du GRALE (Groupement de Recherches sur l'Administration Locale en Europe) ; au sein de multiples réseaux universitaires internationaux, notamment de l'European Consortium for Political Research (ECPR) et des Réseaux thématiques Européens de Science politique et de Science administrative. Il assure de la sorte, dans le cadre de conventions d'échange et de coopération interuniversitaires, sa vocation statutaire d'équipe d'accueil.

CERAL - Centre de Recherche sur les Actions Locales

Le Centre de Recherche sur les Actions Locales (Equipe d’accueil MENRT), créé dans le cadre du projet d'établissement de l'Université Paris 13, rassemble des enseignants-chercheurs de sociologie et de science politique.

L'action politique territorialisée, produite par la rencontre d'un mouvement "descendant", celui de la décentralisation et de la déconcentration administrative, avec un mouvement "ascendant", celui de volontés locales ayant réussi à prendre la forme d'une action collective organisée, constitue le cœur du programme de recherche.

Le projet scientifique se décline en trois chapitres encadrant les opérations de recherche empiriques.

Le premier s'intéresse plus spécifiquement aux effets structurants des politiques locales sur la définition du territoire lui-même (unité territoriale de l'action) et sur la configuration sociale qui a défini les programmes d’action, qui les porte et qui les met en œuvre.

Le second interroge la dynamique des groupes professionnels telle que les projets locaux sont susceptibles de la révéler. En effet, ces derniers adressent une demande sociale directement aux professionnels et provoquent des relations interprofessionnelles mais aussi intra-professionnelles. Trois éléments qui sont tenus par le CERAL comme des indicateurs des évolutions du marché d’emploi et des professionnalités.

Le dernier s'attache à l'étude de groupements volontaires (associations, groupes politiques, religieux) qui se mettent localement au service d'une cause. L’analyse privilégie l'engagement collectif et individuel dans ses formes interactives concrètes.

Le CERAL se propose d’intégrer dans sa problématique un questionnement sur les politiques de Développement Durable, en insistant plus sur les problèmes posés par la gouvernance participative, deux dimensions sur lesquelles le CERAL s’est engagé dans des travaux de comparaison internationale.

Méthodologie

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Objectifs

L’objectif de l’Agence de notation des villes peut se décliner selon les 3 volets suivants :

  • Constituer un document objectif de présentation de la ville (en réalité de l’agglomération) de façon à ce que les personnes qui envisagent de venir s’y installer ou y travailler, qui projettent d’y investir des capitaux ou d’y installer une entreprise aient la plus juste vision de ce territoire, de ses points forts ou faibles et de son avenir.
  • Présenter une analyse comparative de l’agglomération avec des territoires similaires de l’hexagone : cet exercice doit permettre aux responsables de la Communauté d’agglomération ou de la Communauté urbaine de mieux apprécier son avance ou son retard et donc de déterminer, de façon plus rationnelle, ce que sont leurs priorités réelles, en termes d’actions à conduire ou d’investissements à privilégier.
  • Permettre à l’agglomération de se comparer avec des villes européennes considérées comme représentatives de groupes de villes organisés selon une typologie reconnue, et de s’inspirer de leurs bonnes pratiques pour progresser.

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Groupes de référence d’agglomérations

Les agglomérations ont été réparties en différents groupes en fonction de caractéristiques dominantes permettant des comparaisons plus pertinentes entre villes appartenant à un même groupe. La typologie retenue est directement calquée sur les typologies adoptées au plan européen. Ainsi, pour les 6 indicateurs du champ économique, le positionnement de l’agglomération évaluée est comparé à la moyenne de son propre groupe, mais également à celui de la moyenne de l’ensemble des agglomérations, ainsi qu’à tout groupe de référence auquel on peut souhaiter comparer l’agglomération, les agglomérations ayant souvent des caractéristiques qui les rapprochent de plusieurs autres groupes. Nous avons distingué en particulier les groupes suivants :

  • Métropoles régionales à fort rayonnement international
  • Capitales régionales universitaire à rayonnement international limité
  • Grandes villes à structure d'activités diversifiée
  • Grandes villes portuaires à rayonnement international limité
  • Grandes villes à vocation principale industrielle

(le mot « ville » est employé pour simplifier, il s’agit en réalité de Communautés d’agglomération)

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Choix du territoire sur lequel on travaille

On a choisi la Communauté d’agglomération ou la Communauté urbaine, territoire à la fois pertinent et doté d’une personnalité politique, mais on s’efforcera d’apprécier ce que pèse, en termes d’emploi et de population, l’agglomération par rapport aux 2 autres entités que nous aurions pu étudier : la ville-centre et surtout l’aire urbaine, et les migrations que cela entraîne. On note un territoire sur lequel interviennent différents niveaux d’autorités publiques : des municipalités, l’intercommunalité, le Conseil Général, indirectement la Région, et les services de l’Etat, et nos évaluations n’impliquent pas les seuls domaines de responsabilité de notre client, l’intercommunalité, qui peut légitimement dans certains cas faire valoir que d’autre niveaux sont concernés dans la recherche des causes d’une insuffisance ; remarquons également qu’il s’agit d’un niveau où les responsabilités politiques sont fréquemment partagées, ce qui diminue les risques d’exploitation polémique de la notation.

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Trois Outils

L’évaluation objective des performances de l’agglomération à partir d’indicateurs souvent quantifiés qui permettent de faire des comparaisons avec les autres agglomérations françaises. Les éléments analysés ont été regroupés selon les douze domaines suivants :

  • dynamique urbaine : démographie, emploi/chômage
  • développement économique (potentiel et vitalité du tissu économique) : taux d'encadrement, poids des services aux entreprises et à la population, portefeuille d’activités....
  • dynamisme commercial : organisation commerciale, dynamisme et qualité de l’appareil commercial de centre-ville, des centres commerciaux de périphérie, des polarités de quartier
  • mobilité et accessibilité interne : performances des transports en commun
  • accessibilité externe
  • gouvernance, leadership, démocratie locale
  • cohésion sociale : équipements sociaux, mobilisation des structures et des acteurs, secteur associatif
  • vie quotidienne : accès aux services publics, commerces, sécurité
  • éducation, sport et culture  : cartographie des établissements scolaires, disciplines universitaires, équipements et offres culturels et sportifs
  • environnement : air, bruit, déchets, eau, énergie
  • cadre de vie : qualité du patrimoine bâti, esthétique urbaine, habitat/urbanisme, espaces verts, mixité sociale
  • finances locales : pression fiscale, dépenses, charge de la dette, capacité de remboursement

Le nombre des indicateurs synthétiques a été limité. Chacun d’entre eux correspond à une représentation des performances de la ville dans un certain domaine. Il est constitué par une combinaison de variables significatives. Les travaux effectués permettent en outre de lier à ces variables d’autres données, dont on sait qu’elles enrichissent la compréhension de l’indicateur et qu’elles contribuent directement à son évolution.

Nous avons privilégié le niveau communautaire dans l’approche de la plupart des domaines : ceux qui peuvent être aisément quantifiés, comme dynamique urbaine, développement économique, dynamisme commercial, mobilité et accessibilité interne, accessibilité externe et fiscalité, mais également ceux qu’il est moins facile de quantifier comme environnement urbain, éducation, sport et culture, cadre de vie : c’est bien à l’échelle de l’agglomération que se dessinent les principales problématiques et perspectives d’évolution. En revanche, il nous est apparu que le terrain municipal ne pouvait pas être négligé pour appréhender le domaine gouvernance, leadership et démocratie locale, mais également les domaines cohésion sociale et vie quotidienne.

On considère 3 niveaux d’analyse :
  • la réalité « objectivée »: par exemple le nombre d’infractions, le niveau de bruit…. Une réalité qui s’exprime par des données chiffrées que l’on peut présenter sous forme de tableaux statistiques
  • la réalité perçue : sentiment d’insécurité, gêne occasionnée par le bruit… : il faut l’appréhender par immersion ou par interview.
  • l’image : une perception plus globale, plus diffuse que l’on peut cerner par l’analyse de ce qui se dit et s’écrit.

Notre démarche d’analyse s’appuie sur le mise en évidence des écarts les plus sensibles entre ce que l’on mesure et ce qui est perçu, en rapprochant ces écarts de l’existence d’une image parfois dépassée.

  • L’analyse du Projet et des projets de l’agglomération pour évaluer l’impact probable qu’ils auront sur la réalité présente de ce territoire : nous procédons, à partir d’une série d’audits et d’interviews auprès d’élus et d’acteurs économiques, à une évaluation des projets engagés par rapport aux objectifs que s’est donnés la ville, des résultats atteints ou prévisibles par rapport aux moyens engagés et aux attentes, avec une analyse des différents risques, et de la cohérence de ces projets par rapport au Projet de l’agglomération s’il en existe et à notre propre diagnostic. On étudie tout particulièrement ce projet d’agglomération, la vision stratégique qui le sous tend, la manière dont il est élaboré et partagé.
  • Le benchmarking européen

La mise en évidence des points forts et des points faibles de l’agglomération et la comparaison, ciblée sur ces points, avec ce qui se fait dans d’autres villes d’Europe préalablement choisies parmi des villes qui ont un profil semblable, d’un commun accord avec les responsables de l’Agglomération en fonction des pratiques qu’elles ont su développer dans les domaines ciblés, de façon à donner des repères pour l’action.

Pour cela, la ville notée est d’abord située au sein d’une grille comparative d’un panel de 60 villes européennes de taille comparables (entre 150.000 et 600.000 habitants), selon la dynamique économique et le degré de spécialisation de l’économie, d’une part, selon la capacité d’accueil de l’économie de la connaissance et la performance en matière d’accessibilité, d’autre part.

Une base d’informations relatives aux « bonnes pratiques » de villes européennes a par ailleurs été constituée. Elle concerne environ 70 villes qui ne sont pas forcément les mêmes que celles concernées par la base de données statistiques, pour des questions de disponibilité de l’information. Cela permet de sélectionner les villes européennes sur lesquelles il est le plus utile de travailler dans le contexte de la ville notée.

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Représentation des résultats

L’évaluation des performances de l’agglomération dans chaque domaine ou selon chaque indicateur est reflétée par la position d’un curseur sur l’un des 5 degrés d’une échelle, la performance s’améliorant de la gauche à la droite de l’échelle.

Pour chacun des projets qui ont été évalués, on représente sur un cercle comportant 12 plots l’influence du projet sur chacun des 12 indicateurs par une flèche bleue ou rouge selon que l’influence est favorable ou défavorable, courte ou longue selon que l’influence est faible ou forte, continue ou pointillée selon que l’influence est immédiate ou différée.

On met enfin dans une perspective dynamique les performances de l’agglomération sur chacun des douze domaines :

  • Pour le passé, une petite flèche dirigée vers le curseur indique si les actions engagées au cours des dernières années ont amené une évolution sensible
  • Pour l’avenir, une petite flèche en provenance du curseur indique si les projets vont entraîner une évolution significative

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